LA FERTILITE Atelier d’expression et de création florale

De St. Jean de Moirans Le mardi 09 avril 2019

Animé par Didier Chapel et Caroline Issert

Photos et reportage par M-C Lemaître


En ce début de printemps, la nature répond à l’appel de la lumière. La graine, jusqu’alors en stase, est informée ; il est temps pour elle de se réveiller en s’ancrant dans la terre pour s’élever vers le soleil dans un puissant élan vital. Pour que la plante grandisse harmonieusement jusqu’à ce qu’elle soit révélée – c’est-à-dire qu’on la reconnaisse telle qu’elle est – il est nécessaire de fertiliser, de travailler la terre, l’espace où elle pourra s’ancrer, se nourrir. Il faudra trouver le juste équilibre entre ombre, lumière, nutriments, pour qu’elle puisse s’épanouir afin d’arriver complètement à maturité.

Il en est de même pour nous, pour notre être qui ne demande qu’à se réveiller, s’épanouir, se révéler, mettre en lumière toutes nos potentialités afin que nous nous reconnaissions tels que nous sommes. Il nous faudra donc fertiliser notre terre intérieure, la cultiver.

Travailler cet espace, au cœur de nous-mêmes, c’est l’informer de notre intention, de notre désir de nous élever, de déployer notre conscience. Être honnête avec soi-même, être intègre, oser dire son point de vue, mettre à distance la conformité, fertilise notre terre, informe notre être qui va se révéler petit à petit, nous faire grandir. Apprendre à intégrer nos peurs, nos colères, à les accepter, nous transforme par étape : nous accédons alors à d’autres niveaux de conscience. Notre terre intérieure s’enrichit également grâce à l’alchimie du sensible dans le développement de nos sens, l’écoute de notre corps, de notre cœur. En éradiquant nos tensions corporelles et psychiques par la pratique de la méditation, de la respiration consciente, en nous détendant complètement dans l’amour de nous-mêmes, nous élargissons notre champ de conscience, nous nous élevons vers notre lumière, notre joie d’être.

La jeune pousse est fragile : trop de lumière, trop de chaleur peuvent nuire à son développement. Une révélation trop rapide de nous-mêmes peut nous aveugler, nous brûler, nous dessécher. Les étapes sont importantes. Chaque niveau de conscience doit être compris, digéré, totalement intégré pour pouvoir passer à l’étape suivante (le mythe d’Icare nous montre bien la tragédie d’une élévation trop rapide…).

Si nous ne nourrissons pas notre terre intérieure régulièrement, nous stagnons, nous végétons, nous nous étiolons. C’est la foi en la vie, son amour, une foi profonde qui nous ancre au cœur de nous-mêmes, nous fait grandir et rayonner. Nous sommes le trait d’union entre le ciel et la terre.

Caroline ISSERT


Prochain Atelier le mardi 18 juin 2019


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La fertilité